TOMAS ULYSSE côtoie le Monde artistique dès sa plus tendre enfance. Mais la rencontre avec une œuvre majeure, les Demoiselles d’Avignon, venue de New York à l’occasion de la grande rétrospective sur Picasso, sera le véritable déclencheur.

Après son baccalauréat « en poche », il poursuit un cursus universitaire d’Arts Plastiques à Paris I Saint Charles, sous la direction de Michel JOURNIAC, et cela, parallèlement à un apprentissage dans l’atelier de Georges JEANCLOS, professeur aux Beaux-Arts de Paris. Durant ces années, il rencontre, parmi « les grands », Jean Degottex et Jean Bazaine.
En 1991, il passe la sélection et réside à la Casa Vélasquez de Madrid, dirigée alors par M. Pérez. De retour en France, sa rencontre avec le grand critique d’art, Marc Le Bot, ancien professeur d’histoire de l’art actuel à la Sorbonne et ami de Francis Bacon, le motive et l’amène à s’inscrire en thèse.


Depuis sa première exposition à Trouville-sur-mer, dans les années quatre-vingt-dix, son travail a évolué dans un « néo-expressionnisme mesuré, mêlé de figuration conceptuelle », s’offrant parfois « le luxe » de réaliser des installations (Arles, 2003).


Ses installations et ses créations sculpturales, comme picturales - digigraphies également -, offrent des espaces de réflexion face à des problématiques actuelles, plus précisément sociales et environnementales : esthétique, apparence et dérive, négation du vieillissement naturel, solitude, « icône célébrité » et vanité, rôle et conséquence de l’action humaine sur les environnements animal et végétal. Ces préoccupations, très présentes dans l’œuvre de Tomàs-Ulysse, trouvent leur source dans une synthèse de ses carnets de voyage et de rencontres attendues, souhaitées, avec les populations plus particulièrement orientales et africaines.

J. Clerc, mars 2006

 

ProG multimédia