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la sculpture de TOMAS ULYSSE
TOMAS ULYSSE sculpte le vivant
Publié le 23 novembre 2010 à 9 h 46 min dans la catégorie Culture par Jennifer BRESSAN. Photos : Diarmid COURREGES.
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer ce billet Voilà plus de 10 ans que Tomàs-Ulysse artiste peintre et sculpteur est installé à Brive. Récemment intronisé dans le mouvement Figuration critique, dont il est le seul représentant en Limousin, il participera, entre le 2 et le 6 décembre, à l’exposition qui se déroule au Kiron Espace, à Paris. Si d’aventure vous passiez par la capitale à ce moment-là, l’occasion serait belle d’aller à la découverte de ce Briviste d’accueil, artiste de cœur. Rencontre.

TOMAS ULYSSE a la création dans le sang. “Que pourrai-je bien faire d’autre?” Mais il a aussi l’art de brouiller les pistes, les frontières et les codes dans des œuvres, peintures et sculptures, qui mêlent influences et matériaux multiples.
Depuis toujours, TOMAS ULYSSE baigne dans un univers artistique. C’est donc naturellement qu’il se dirige vers un cursus universitaire en arts plastiques à Paris. Avant d’entamer une thèse, à 30 ans, il est sélectionné pour une résidence à la Casa Velasquez de Madrid. Aujourd’hui, il compte de nombreuses participations à des salons d’importance comme, récemment, à MAC 2000, Puls’art, au Mans, au Siappe à Perpignan et à la Biennale internationale de sculpture contemporaine en Bourgogne. Des salons qui comptent où il a été de nombreuses fois primé. Sa prochaine exposition, il la fera prochainement à Paris, au Salon d’hiver du mouvement Figuration critique qui se déroule du 2 au 6 décembre au Kiron Espace.

L’association Figuration critique qui fêtera bientôt ses 30 ans d’existence rassemble des artistes de sensibilités différentes mais qui tous revendiquent le choix de la figuration pour proposer une reconstruction du réel où le questionnement sur l’humain et son environnement a une large place. De fait, l’artiste ouvre, à travers ses créations, un espace de réflexions sociales et environnementales. Le paraître, le vieillissement, la mort et la peur qu’elle convoque, le vivant sont au cœur de sa création.

“C’est l’humain qui m’intéresse. Pourtant, et cela peut sembler paradoxal, l’artiste a quelque chose d’égoïste. On s’imprègne du monde, des autres et on revient sur nos créations, nourris. Un peu comme lors d’une prise de sang, on les pompe, on les digère et on le recrache sur notre toile”, illustre-t-il. De fait, à côté de ses carnets de croquis, de ses pinceaux et ses outils de modeleur, TOMAS ULYSSE conserve et remplit méticuleusement ses carnets de voyages et de rencontres, réelles ou désirées, avec des populations orientales et africaines notamment. Il s’en inspire pour ses sculptures, ses digigraphies ou encore ses peintures.
TOMAS ULYSSE est créateur, il explore de nouvelles voies: “Un des avantages de ce siècle, c’est la possibilité d’utiliser d’autres matériaux que la peinture à l’huile”. Son arrivée dans la région lui a permis de faire la découverte de la pierre du Causse corrézien. “Sa couleur marron-gris tirant sur l’ocre est intéressante. A priori, elle est lourde mais en la mettant sous la pluie, elle se travaille plus facilement”, explique l’artiste qui puise aussi son inspiration ailleurs. “Je revisite de plus en plus des musées à Rochechouart, Rebeyrolle, Meymac ou encore le musée Labenche, à Brive. Ses influences, il les tire entre autres artistes de Velasquez, de Velickovic ou de Charles Cordier qui a été un des premiers à mélanger les matières. Dans ses bustes, le bronze est mêlé à l’émail et l’onyx. “Lorsque j’ai découvert cela, je me suis dit, pourquoi pas moi”.
Si l’artiste garde le secret de fabrication de ses sculptures, il nous confie mêler plusieurs matériaux dont la pierre du Causse donc mais aussi du papier mâché. Le rendu est crevassé comme accidenté. Immobile et statique à jamais, ces visages et ces bustes sont pourtant imprégnés du rythme que l’artiste a gravé à même la pierre. Telle une danse funeste de la matière qui, de façon irrépressible, est attirée vers le sol. Tout récemment, l’artiste a commencé à sculpter de jeunes enfants, un âge de la vie tendu vers le haut et vers l’avant, quand tout reste encore à faire, à découvrir. Le moyen d’un recommencement qui l’amènera peut-être vers de nouveaux horizons. La plus grande galerie d’art contemporain de Montréal, la galerie Gora, s’est déjà tournée vers lui. TOMAS ULYSSE y exposera 15 jours durant à l’été 2011.
Renseignements auprès de l’artiste: 06.83.06.08.30.

Mots-clefs :Exposition, TOMAS ULYSSE
 

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